Journal d’un disparu

Retour
Bande annonce (AlloCiné)

« Je suis revenu ici pour disparaître. »
Antonio Moresco

« Le feu s’est éteint. La cendre est retombée.
Est-ce la mort, ce bruit de cloche et d’eau ?
Où sont les hommes sur la terre, et les lumières et nos amours ? »
Georges Nicole

Synopsis

Sans savoir pourquoi il revient là, en pays étranger : Ulysse, un homme jeune encore, se retire dans une maison solitaire adossée à la montagne.

Un matin, il monte vers la source qui alimente sa maison en eau. En chemin, il découvre une enclave envahie par les ronces, il croit se souvenir qu’il y avait là un jardin.

Pourquoi ce lieu a-t-il été abandonné par les hommes ?

Tournant autour de cette enclave sans pouvoir y pénétrer, il monte une expédition avec un italien du coin. Ensemble, ils engagent un combat épique contre une barrière de ronces impénétrable.

JOURNAL D'UN DISPARU (crédit Vadim Alsayed et Mathieu Kauffmann)

Mais ce lieu, pourquoi s’acharner à le libérer de ses ronces ? L’italien, un artisan viril et pragmatique, à la mélancolie cachée est le témoin impuissant de l’acharnement excessif d’Ulysse qui, seul, découvrira le jardin.

JOURNAL D'UN DISPARU (crédit Vadim Alsayed et Mathieu Kauffmann)

Un soir, Ulysse entend une voix, celle d’une jeune femme ; elle le met en garde… Plus tard, d’étranges personnages, jeunes et vieux, descendent de la montagne, en procession. Ils apparaissent et se réunissent dans le jardin retrouvé : qui sont-ils ? Ils attendent quelque chose…

Une nuit, des coups frappés à la porte, des appels : Ulysse immobile semble dormir dans sa chambre enténébrée. C’est l’aube, il arrive au jardin…

Un tombeau lumineux a été ouvert : le jardin est bien là : mais brûlé.


Argument

Le dernier cheminement d’un homme le conduit au cœur d’un jardin abandonné, délaissé depuis longtemps.

Son cheminement trace et reprend les fragments épars d’un mythe, ou d’un conte appris dans l’enfance.

Les images et les sons forment un récit d’une apparente simplicité : les dernières journées d’un homme, Ulysse, voué à disparaître.

Avant sa disparition, des sons, des figures, des musiques, des sensations sous forme d’images ou de voix, de rêves, surgissent en lui.

Quelque chose le mène, le conduit, l’appelle ; une voix, un souvenir, une menace, quelque chose respire, parle, tonne, frappe, chante, malgré lui, en dépit de lui, dans une innocence déconcertante…

JOURNAL D'UN DISPARU (crédit Vadim Alsayed et Mathieu Kauffmann)

Il est entouré, traversé de voix, polyphonie de sa solitude enchantée, au bord de l’enclave, où la mort ne serait plus qu’une autre modalité d’être.

Perpétuels glissements entre un monde encore présent, et déjà absent, entre réalité quotidienne et réalité rêvée, entre récit lisible et récit secret, de même que les frontières sont poreuses entre le monde des vivants et celui des morts.


Sur le jardin

Aux pieds des monts pisanais toscans, entre Lucca et Pisa, près de Buti, s’ouvre un vaste espace de forêts, de champs, d’oliviers, de jardins, parsemé de maisons, modelé par les hommes depuis la nuit des temps.
Des vestiges étrusques et des ruines de monastères attestent des siècles où ce lieu était montagne sacrée aux yeux des hommes.
Enfoui dans le creux d’un val, dans une grande clairière derrière de hauts arbres se cache une enclave perdue qui abritait un grand jardin qui s’étage en terrasses autour d’une allée centrale.

C’est ce lieu qui a été filmé.

C’est ce jardin dont Joseph Rottner a photographié le déclin et l’abandon au cours des années 2009 à 2013. Un jardin de vignes, de fleurs, de fruits, bordé d’oliviers.  Un jardin cultivé, en pleine nature sauvage.

Je l’ai connu alors qu’il était encore un peu entretenu, puis il a été abandonné. Livré à lui-même, les ronces l’ont étouffé complètement, dans l’indifférence générale.

Plus personne à part moi n’y allait. Chaque année, je l’ai ouvert de nouveau coupant quelques ronces, et c’est tout un monde de correspondances visuelles et sonores qui s’offraient à moi : un monde absent si présent.

A l’été 2014, il est devenu tout à fait impossible d’y pénétrer facilement : impressionnante mâchoire d’épines et de broussailles refermée comme un piège.

Mais un jour, un homme reviendrait ici… j’ai pensé. ”


Réalisateurs Emmanuel Ostrovski et Joseph Rottner / Scénario Joseph Rottner / Musique originale Mathieu Bonilla / Chefs opérateurs Vadim Alsayed et Mathieu Kauffmann / Images jardin mythique Joseph Rottner / Étalonneur Technicolor Xavier Desjours / Responsable Image Technicolor Nicolas Chalons / Preneur de son Geoffrey Perrier / Montage son Raphaël Mouterde / Mixage Samuel Aïchoun  / Montage Joseph Rottner, Emmanuel Ostrovski, Justine Hiriart / Assistant Gabriele di Benedetto / Régisseur Florent Gérard / Restauration Takeharu Tanaka

Production : CASA DEL LUPO PRODUCTION avec le soutien de THALES-ANGENIEUX et MIKROS-TECHNICOLOR
Remerciements :  Benoît Hay, Alexis Ertzbischoff (MIKROS-TECHNICOLOR) Jean-Yves Le Poulain, Jacques Bouley (THALES-ANGENIEUX)

Joseph Rottner Ulysse / Gianni Buscarino Gianni / Valentino Benvenuti L’enfant / Dario Marconcini Le poète / Giovanna Daddi La prêtresse / Martina Benvenuti Capreta / Daniele Benvenuti Son frère / Andrea Bacci Le chanteur / Beatrice Lazzarotti et Riccardo Guidi Le couple / Fortunata Dini Uccelina / Elisabetta Dini La femme aveugle

JOURNAL D'UN DISPARU (crédit Vadim Alsayed et Mathieu Kauffmann)

Projection de Journal d’un disparu

Haut de page